Nos alumni

Voici quelques témoignages d’anciens SMASS, évoluant dans des milieux très divers. Bien sûr, ceux qui ont eu la gentillesse de témoigner ne sont pas forcément représentatifs de l’ensemble, n’hésitez pas à consulter la page débouchés pour plus de détails sur les parcours possibles. N’hésitez pas à utiliser l’onglet contact si vous voulez être mis en contact.

Masters économiques
Master en sociologie
Master Sciences Po/HEC
Master en Histoire
Master politiques environnementales
Master scientifique

 


Masters économiques : 

Quantitative Economics and Finance (X/HEC) & ENSAE
A la fin de mon lycée, j’ai été admis à Sciences Po, par la voie CEP. J’ai candidaté en bicursus MASS sans réellement savoir ce que c’était et ce que ça impliquait vraiment, je pensais que c’était l’équivalent d’une « option maths ». Une fois dans le bicursus, j’ai vraiment apprécié alterner entre les deux raisonnements et entre les deux institutions. J’ai décidé que je voulais poursuivre en éco/finance. Sciences Po ne proposant pas vraiment de parcours d’économie quantitative qui me convenait, j’ai rejoint le master QEF : Quantitative Economics and Finance (aujourd’hui Master in Economics de l’Université Paris Saclay) cohabilité par l’Ecole Polytechnique et HEC. J’ai également passé la même année les concours des Grandes Ecoles d’Ingénieurs filière Universitaire et ai été admis entre autres à l’ENSAE. On m’a conseillé de repousser mon admission à l’ENSAE, de faire le M1 QEF et de rejoindre l’ENSAE en 2e année directement. J’ai suivi ce conseil et suis aujourd’hui étudiant en 2A de l’ENSAE, en filière Mathématiques Appliquées. Alors qu’initialement, la licence de Mathématiques apparaissait pour moi comme un plus venant compléter ma formation à Sciences Po, la situation est aujourd’hui inverse, c’est ma licence qui m’a ouvert la voie vers mes études à l’ENSAE et mon Bachelor de Sciences Po est le bonus. Les cours vus à la fac s’avèrent utiles, mais un peu insuffisants pour se sentir à l’aise dans une formation de Mathématiques Appliquées de bon niveau. Néanmoins, avec un du travail et de l’envie, c’est tout à fait réalisable. Les portes des métiers de l’économie quantitative (analyse des politiques publiques, évaluation de la conjoncture, statisticien) ou de la finance de marché, même les plus techniques (quant, structureur ou trader) s’ouvrent alors.

Si je peux être utile à un candidat en SMASS ou par un étudiant intéressé par la finance ou l’économie quantitative, je suis disponible pour en discuter.

Gauthier


MPhil in Economic Research (Cambridge) & PhD in Economics (LSE)
En fin de Terminale ES, j’ai beaucoup hésité entre le double-diplôme Sciences-Po / MASS et une prépa B/L: en terme de contenu, le premier est le pendant universitaire du second. J’ai vraiment apprécié pouvoir continuer à suivre une formation aussi variée, ainsi que d’alterner entre les beaux hôtels particuliers du 6e et les affreuses tours de Tolbiac. Cela fait parfois du bien de sortir du microcosme sciences-piste !

Après ma licence, j’ai voulu m’orienter vers l’économie (possiblement la recherche), mais les formations françaises  ne me semblaient pas optimales: je ne me sentais attiré ni par les formations que proposaient Sciences-Po, ni par les formations très mathématiques type école d’ingénieur, tout autant en terme de contenu que d’un point de vue stratégique (malgré le bon bagage en math du double diplôme,  ce n’est pas mon avantage comparatif face aux ex-prépa scientifiques, me semblait-il). Je suis donc parti a l’université de Cambridge pour un ‘MPhil in Economic Research’, un master d’un an – deux anciens SMASS ont aussi suivi cette voie l’année suivante. Cela avait le double avantage de former à la recherche  économique tout en étant professionnalisant: les secteurs du conseil, de la finance et du management recrutent à tour de bras dans ce programme, et à Cambridge en général.

Outre l’atmosphère incroyable de Cambridge, c’est là-bas que je me suis rendu compte des immenses avantages du double diplôme, et aussi de ses inconvénients. Malgré le gros travail à fournir pour rattraper le niveau et l’intuition d’étudiants qui n’avaient jamais étudié que ça, j’ai été ravi de constater qu’avoir fait des maths était un gros plus en terme de rigueur et de compréhension des modèles économiques, mais surtout que Sciences Po nous permettait de voir a quel point ceux-ci s’appliquaient (ou pas) a la réalité politique, sociale ou économique du monde actuel. C’est dans cette double capacité que résident la richesse et le véritable avantage comparative des SMASS.

J’ai finalement commencé un doctorat en début d’année à la London School of Economics. L’idée n’est pas de devenir universitaire, mais plutôt d’entrer plus tard dans des organisations internationales (FMI, Banque mondiale, etc.) pour lesquelles un doctorat, même s’il n’est pas nécessaire, est fortement recommandé. Même si je n’ai pour l’instant qu’une idée très vague du sujet sur lequel je voudrais écrire ma thèse, ce sera probablement dans le domaine des politiques publiques et domaine d’intervention de l’Etat dans l’économie. Des thématiques très Sciences Po finalement !

Nicolas


Economics and Quantitative Economics (Master in Economics à Sciences Po et QEM à Paris 1)
Après trois ans passés en SMASS j’ai choisi de continuer sur ma lancée en intégrant le master « Economics and Quantitative Economics », double cursus entre le master d’économie de l’école doctorale de Sciences Po, et le master Erasmus Mundus « QEM » proposé par un consortium d’universités européennes, dont Paris 1. Mon premier semestre se déroule ainsi à l’université autonome de Barcelone, puis je rentrerai en France pour un semestre à Paris 1 suivi d’un an à Sciences Po. Le deuxième semestre peut alternativement se faire à Venise au lieu de Paris 1. Cet aspect international du master QEM me paraissait bien sûr très intéressant, mais ce qui m’a le plus attiré vers le double master c’est l’aspect très quantitatif de la formation de Paris 1 qui me semblait manquer au master d’économie de Sciences Po.

Je n’ai qu’une idée très vague du type de débouché qui m’intéresserait, et j’ai donc essayé comme d’habitude de choisir la voie qui me permettait de garder le plus de portes ouvertes Je suis à priori intéressée par l’économie publique et aimerait travailler dans le conseil en politique publique, mais j’envisage aussi de faire un doctorat, et n’exclut pas non plus de travailler dans l’actuariat.

Ayant toujours eu du mal à me décider pour toutes les questions d’orientation, mon choix de master était encore incertain quelques heures avant la deadline, et j’ai passé mon été entre à passer de la conviction que c’était un choix parfait au regret de ne pas avoir choisi autre chose. Aujourd’hui, après deux mois en QEM je suis plutôt agréablement surprise et ne regrette pas ma décision. Je n’ai pas le choix de mes cours durant la première année et le programme du premier semestre est : macroéconomie, microéconomie, optimisation (un cours de méthodes mathématiques) et probabilités et statistiques. Les cours repartent des bases pour remettre tout le monde à niveau, mais avancent très vite. Les cours de maths sont très proches de ceux que j’avais pu suivre à Paris 1 en licence, mais ceux d’économie n’ont pas grand chose à voir avec les cours suivis à Sciences Po ou durant ma troisième année. Les maths sont prédominantes même en économie, à tel point qu’il est parfois difficile de faire le lien entre les concepts étudiés et leur signification économique dans la vie réelle. Il s’agit là de mon principal reproche pour le moment, mais je pense que le deuxième semestre, et surtout la deuxième année à Sciences Po aideront à sortir des définitions mathématiques pour comprendre le sens des concepts employés.

Avec le recul, et en comparant mon profil avec ceux très divers des autres étudiants de QEM, je me rends compte que mon passage en SMASS m’a apporté un avantage réel, à deux niveaux principaux. Le plus évident tout d’abord : le large panel de cours suivi durant la licence me permet de suivre assez facilement les cours d’économie comme ceux de mathématiques. La plupart des autres élèves ont des bagages solides en économie OU en mathématiques et doivent rattraper dans les autres matières un retard énorme. Et la charge de travail est telle qu’il est vraiment appréciable de ne pas avoir besoin d’apprendre comment rédiger une preuve en mathématiques, ou ce qu’est « l’utilité » en économie.

Par ailleurs, être en SMASS m’a appris à gérer mon stress, et à faire face à de grandes quantités de travail sans paniquer. Il est certain que durant les deux premières années la charge de travail a parfois été telle que je me demandais si tous ces efforts valaient vraiment le coup. Aujourd’hui, entourée de gens qui n’ont pas appris à gérer la pression et s’effondrent devant le travail à fournir, je me rends compte qu’avoir fait une double licence m’a apporté bien plus que la connaissance des théorèmes/suites/équations de Cauchy, ou du système politique israélien. Et je me dis que les longs semestres de SMASS étaient finalement un très très bon investissement sur le long terme.

Mylène


Economics and Public Policy (Sciences Po & Keio University)
Pourquoi le double diplôme EPP-Keio university ? Après le double cursus SMASS j’avais envie de continuer à faire des maths (pas assez dégoutée par le DD manifestement ! ;)) et en même temps je souhaitais obtenir une vision plus appliquée que celle que nous avons pu avoir à Paris I. Le cursus EPP me semblait donc une bonne option. Pourquoi je n’ai pas plutôt choisi le DD avec Polytechnique ? Ce DD était apparemment très mal organisé et je pense que le DD avec Keio m’ouvrira beaucoup plus de portes. En termes d’expériences et de développement personnel il m’apporte déjà beaucoup plus que ce que j’aurai pu expérimenter en choisissant l’autre DD. J’ai toujours été fascinée par le Japon, j’avais étudié le japonais pendant 5 ans. Le double diplôme représentait donc une bonne opportunité pour enfin découvrir ce pays ! De plus le Japon étant une des trois premières puissances économiques mondiales, il me semblait vraiment intéressant d’étudier l’économie dans ce pays et de voir comment cette matière était enseignée. Le point de vue japonais sur des phénomènes économiques contemporains est vraiment enrichissant et il apporte un autre axe de réflexion car en France nous avons tendance à étudier uniquement les économistes américains. D’autre part, appréhender la culture japonaise (et asiatique d’une manière plus générale) me semble vraiment important quelle que soit la voie professionnelle que vous choisirez plus tard.

Ce qui me plaît (ou pas) dans ce cursus ? En toute honnêteté si vous souhaitez vraiment continuer une étude très approfondie des maths ne choisissez pas ce cursus, préférez-lui plutôt un DD avec Polytechnique ou un master à la PSE. C’est un des éléments qui m’a vraiment déçu dans ce cursus. Comme nous sommes avec des Sciences pistes qui n’ont pas fait de maths depuis 3-4 ans nous reprenons les bases. Le premier semestre peut donc paraître très ennuyant de ce point de vue ! Ceci dit cela permet de se concentrer sur autre chose, d’autres matières. En ce qui me concerne j’ai utilisé mon temps libre pour l’étude approfondie du japonais et du coréen et j’ai aussi été assistante de recherche pour les professeurs Wasmer et Algan. Après le rythme infernal des années SMASS c’était aussi enrichissant d’expérimenter autre chose. La deuxième année à Keio jusque-là est très intéressante. Nous devons faire un mémoire et une étude personnelle, c’est donc beaucoup de recherche. Ceci m’a permis de mieux appréhender le travail de recherche et de pouvoir mieux décider quelle voie suivre plus tard (PhD ou pas). Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une 3A bis (comme beaucoup semblent le penser quand on évoque cette année au Japon) ! Même si bien sûr vous pouvez voyager (un peu) et profiter de la vie tokyoïte le mémoire demande beaucoup de travail !

Charlotte


Economics and Public Policy (Sciences Po/X/ENSAE) & Master MAEF (Mathématiques Appliquées à l’Economie et la Finance) à Paris 1
Quand j’ai choisi le cursus SMASS après mon bac il y a cinq ans, je pense que je ne saisissais pas les véritables atouts de ce double diplôme. Je voyais seulement que je n’avais pas envie d’arrêter les maths, tout en ne voulant pas faire que ça. Au moment de mon inscription au concours de SciencesPo, un simple menu déroulant proposait le choix entre le cursus simple et des diplômes hybrides dont un en « mathématiques appliquées » qui venait d’ouvrir. C’était une sorte de bizarrerie qui pour beaucoup confondait à l’absurde – pourquoi et comment concilier deux formations aussi opposées que SciencesPo et une licence de maths ? – mais qui finalement s’accordait bien avec l’indécision qui entourait mon orientation post-bac. SMASS (qui n’avait même pas encore de nom à l’époque) me permettait d’avoir deux diplômes et de continuer les maths tout en intégrant SciencesPo. Avec le recul que j’ai fini par acquérir (je sais, je parle comme un vieux), je crois voir plus clairement les deux raisons qui font de SMASS une formation unique et équilibrée, dont l’aura et l’attractivité ne cesse de grandir au fil des ans, à ma plus grande joie d’ailleurs.

Tout d’abord, maths et sciences sociales ont de réelles synergies. Que ce soit en économie, en sociologie, en démographie et même en science politique, les maths sont omniprésentes en sciences sociales. Maîtriser à la fois le domaine littéraire et les méthodes quantitatives est donc une double compétence cruciale, dont on accuse souvent les étudiants de SciencesPo de manquer (on devrait d’ailleurs faire le reproche symétrique aux ingénieurs car il me paraît tout aussi pertinent). Faire SMASS, c’est donc se libérer de la classification binaire entre littéraire et matheux, entre sciencespistes et ingénieurs, une différence qui finit trop souvent dans l’opposition du fond, chasse gardée de ceux qui sont passés par une prépa, et de la forme, propriété des SciencesPo – Pipos et de leurs beaux discours.

Ensuite, intégrer SMASS laisse ouvertes un grand nombre d’options en termes d’orientation en master. J’ai vu des SMASS intégrer les plus grandes écoles d’ingénieur (X, Centrale, ENSAE, etc.) ou de commerce (HEC, ESSEC, etc.), rejoindre des masters dans virtuellement tous les domaines à SciencesPo, monter leur start-ups, rejoindre des cabinets de conseil, des banques, des administrations, etc. Choisir SMASS, c’est se laisser un nombre incroyable de portes ouvertes et c’est donc le choix le plus avisé pour tous ceux qui comme moi, ne savent pas très bien vers quoi ils s’orientent. Ainsi pour ma part, après SMASS j’ai choisi d’intégrer un autre double cursus, en économie quantitative cette fois, le master Economics and Public Policy entre SciencesPo et Polytechnique. Mais comme j’hésitais toujours sur mon orientation, j’ai décidé que je n’en avais pas fini avec les maths, et j’ai donc réalisé en parallèle le master de mathématiques financières de Paris 1 – Panthéon Sorbonne. Ultime preuve s’il en fallait que SMASS est définitivement la bonne option pour des indécis de mon genre.

En conclusion, je dirais que tous ces atouts ne vont pas sans quelques sacrifices. Au niveau du rythme d’études et de vie, vous aurez moins de temps libre que vos camarades dans les deux écoles. Vous aurez également moins d’énergie à consacrer à votre vie associative et mondaine à SciencesPo que les autres. Vous travaillerez plus et plus dur que les autres, mais croyez-moi quand je vous dis que vous ne le regretterez pas.

Alexis

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Master en Sociologie : 

Master Sociologie quantitative et démographie (ENS Cachan)
En étant admis au double cursus de Sciences Po – Paris 1, je souhaitais allier le côté technique et mathématique à l’étude des sciences sociales et c’est ce qui a guidé mon parcours jusqu’à maintenant.

J’ai eu l’impression de passer deux premières années exaltantes d’un point de vue des savoirs, des nouvelles matières rencontrées, et de pouvoir tester mes goûts, d’apprendre pour le plaisir, tout en murissant progressivement un projet à plus long terme.

Ma troisième année en Inde, à l’IIT Madras de Chennai a été dans la continuité de mon émerveillement pour l’apprentissage, mais il ne s’est alors plus seulement réduit aux livres et aux salles de cours. Le voyage, l’observation, l’échange, les discussions sont alors devenues des moyens d’apprendre, comprendre, expliquer, s’interroger, et ne jamais s’arrêter de (se) poser des questions.

Lorsque je suis rentré en France, j’ai conservé mes cartes d’étudiant dans mes universités préférées, puisque j’ai rejoint le double master en économie quantitative QEM. Bien que le semestre à la Ca’ Foscari de Venise ait été exaltant (qui eut cru qu’il était possible de faire du kayak dans la lagune et sur le grand canal ?), cette première année de master a été l’occasion de me remettre en question sur mes attentes.

J’ai alors décidé de repartir en Inde, mais cette fois pour y réaliser des stages de recherche au Centre des Sciences Humaines, puis au Centre for Policy Research de New Delhi. J’ai eu la chance de travailler en sociologie quantitative avec des chercheurs français et indiens brillants et reconnus, qui m’ont associé à leurs projets de recherche. Je me suis notamment interrogé sur les concepts d’ « espace social » et de son utilisation pour l’étude de la société indienne, j’ai commencé à travailler sur les inégalités des styles de vie à partir des enquêtes nationales de budgets de consommation. Ce thème fécond permet de s’interroger sur les niveaux de pauvreté, la relation entre caste et classe sociale et de s’interroger sur une « classe moyenne émergente », en réalité une classe supérieure. Je travaille également sur un groupe social qui suscite bien des curiosités, les ingénieurs indiens, à partir d’enquêtes menées dans une école d’ingénieur.

En rentrant en France, il était devenu clair que je souhaitais compléter mon cursus en économie par la sociologie, et c’est donc pour cela que j’ai passé le second concours de l’ENS Cachan, auquel j’ai été admis. J’ai donc rejoint depuis septembre le master de « Sociologie quantitative et démographie », qui me permet d’approfondir mes connaissances en sociologie, affiner mes méthodes quantitatives et me laisse la liberté de continuer à travailler sur la société indienne. Et la suite ? Un jour en Inde, le lendemain à Paris, nous verrons bien !

Mathieu

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Master Sciences Po/HEC
Master Corporate and Public Management (Sciences Po/HEC)
Pourquoi choisir une orientation scientifique ou un cursus en sciences sociales alors que suivre les deux formations en parallèle est possible ?

Beaucoup de lycéens n’ont pas d’idées professionnelles très précises à la fin du secondaire. J’étais de ceux-ci. En terminale S spécialité mathématique, j’étais également très intéressée par la politique, l’histoire et l’économie. Je me rêvais autant dans une grande entreprise que haut fonctionnaire. J’hésitais grandement entre une prépa ECS et Sciences-Po. Le bicursus SMASS m’a permis de suivre globalement les mêmes matières que la prépa, mais avec l’assurance d’obtenir le diplôme d’un établissement reconnu en France (Sciences-Po) à la fin de mes études. Et si je voulais intégrer, par la suite, un master de finance ou de management, les mathématiques m’apparaissaient comme une matière indispensable à cette formation.

A la fin de la troisième année, j’étais toujours autant attirée par le monde de l’entreprise et les politiques publiques. Je me suis donc naturellement dirigée vers le double master entre Sciences-Po et HEC. Ce double diplôme – les diplômes des deux écoles sont délivrées à l’issu d’un cursus de trois ans – comblait toutes mes attentes. A HEC, j’ai découvert la vie de campus, une excellente ambiance, des matières corporate qui m’ont beaucoup plu et un réseau considérable. A Sciences-Po, au sein du master Affaires publiques, j’ai développé ma culture du secteur public.

Evidemment, si le bicursus SMASS n’est pas une condition nécessaire pour intégrer le double master, les avantages d’avoir suivi ces enseignements sont nombreux. Tout d’abord, lors des oraux d’admissions qui comportent une épreuve d’aptitude logique. Si les candidats ne sont pas évalués sur leurs connaissances approfondies des mathématiques abstraites, le raisonnement scientifique est une donnée fondamentale pour réussir cet exercice. Ensuite, il est plus aisé de comprendre les cours de finance économique ou de finance de marché avec un bagage mathématique. Et de manière générale, les méthodes de dialectique acquises au cours de ces trois années sont une réelle plus-value autant personnellement que professionnellement. Le bicursus SMASS permet aussi de prouver une grande ouverture d’esprit et d’appréhender plusieurs projets simultanément. Il n’est pas rare pour un étudiant de jongler entre une dissertation d’histoire du XIXème siècle, un exercice d’analyse réelle ou d’algèbre et un exposé de sociologie par exemple. Ces qualités sont également prisées par les recruteurs.

Il est vrai que la charge de travail du bicursus est conséquente, en particulier la deuxième année, mais tout à fait surmontable. De plus, vous évoluerez dans une excellente ambiance propice au travail mais aussi au divertissement et à la création de belles amitiés.

Alors, comme le dit si bien Nathalie Loiseau, choisissez tout !

Marion

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Master Histoire: 

Master Histoire (Sciences Po) & Licence Arabe (INALCO)
Je suis actuellement en M1 d’histoire à l’école doctorale de sciences po, et en L2 d’arabe littéral à l’INALCO. Pas grand-chose avoir avec les maths, donc !

Si j’ai adoré mes deux années au collège U et à Paris 1, je me suis assez vite aperçue que l’économie ne me passionnait pas, et quand bien même j’aimais beaucoup les maths « abstraites », aucun domaine professionnel y étant relié ne m’attirait vraiment. Ce que je voulais plutôt, c’était continuer à étudier les sciences sociales, de manière approfondie. J’étais attirée par la recherche, et j’ai donc passé en revue les possibilités. Histoire ou sociologie ? J’ai opté pour l’histoire, qui me semblait offrir une formation assez large et qui donne la possibilité de passer l’agrégation (la prépa agreg de Sciences po est excellente), ce qui garantit une certaine sécurité professionnelle. En plus de ça, j’ai décidé de m’inscrire à l’INALCO pour y poursuivre mon apprentissage de l’arabe, que j’avais accéléré pendant ma 3A à Austin (si si je vous jure, le département d’arabe de l’Université du Texas est top). Si tout se passe bien, cela me permettra d’obtenir (oui, encore) une licence. Et cela me sera indispensable si je veux me spécialiser en histoire du monde arabe. Pour l’instant, tout se passe bien en M1. C’est une promo à taille humaine, chose que j’avais beaucoup apprécié en SMASS, donc il y a une bonne ambiance. Au niveau boulot, c’est très différent de ce qu’on avait auparavant. Beaucoup de lectures et des cours en petit comité qui se basent largement sur notre réflexion et nos discussions à propos de ces readings. On développe notre culture historique et historiographique plutôt que nos connaissances de l’histoire factuelle à proprement parler. On se concentre sur les débats en histoire, les différentes interprétations et écoles historiques, les nouvelles tendances de la recherche… On est aussi encouragés à lire par nous même et à commencer à réfléchir sérieusement à un sujet de mémoire (ça me stresssse).

Au fond on pourrait me demander à quoi m’a servi mon double diplôme SMASS… C’est vrai qu’au niveau du contenu il n’y a pas vraiment de continuité. Mais en SMASS, j’ai pris l’habitude de gérer deux formations en parallèle, ce qui me permet aujourd’hui de composer mon propre bi-cursus. Et puis bien sûr, j’ai fait des maths parce que j’aimais ça, donc c’est trop bien. J’ai aussi rencontré des gens hyper-coules. Bref, aucun regret.

Inès

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Master politique environnementale

Master politique environnementale de PSIA (Paris School of International Affairs de Sciences Po)
Bonjour, je m’appelle Juliette et j’écris depuis les montagnes Catskill aux Etats-Unis.

Après une Tle ES en 2010, j’ai choisi le double cursus Smass car je souhaitais continuer à explorer des modes de pensée très divers, question d’hygiène mentale je crois. Les cours de sciences sociales à Sciences Po ont nourri ma curiosité pour les dynamiques politiques, économiques, écologiques qui travaillent notre monde ; tandis que les cours de math et d’informatique à la Sorbonne ont constitué un outil rigoureux, parfois rigolo, pour exercer mon esprit logique.

En 3e année j’avais envie d’être à la campagne et de faire du théâtre, changer un peu d’air. J’ai étudié à Hampshire College, dans un coin rural du Massachusetts. Dans cette petite université à la philosophie éducative unique, les étudiants construisent eux-mêmes leur scolarité, sans notes ni examens, de façon très multidisciplinaire et créative, et dans un dialogue continu avec les professeurs. Cette année-là j’ai fait du théâtre, de la danse, pris des cours de littérature, ai travaillé à la ferme du campus et y ai découvert le bonheur du travail physique en plein air, et ai beaucoup marché dans la forêt alentours.

 A Hampshire, en discutant avec des étudiants de tous âges et origines de la suite de nos études, de Sciences Po, de l’éducation française, de leur parcours professionnel avant et après l’université, les horizons se sont soudain grand ouverts ! J’ai compris qu’il y a mille et une possibilités de mode de vie, mille et une façons de poursuivre son parcours, et qu’il n’est pas nécessaire d’enchaîner licence sur master sur stage sur CDD sur CDI… Prendre du temps pour explorer, réfléchir à ce qui nous tient vraiment à cœur, être curieux, ne pas trop se projeter dans l’avenir et savourer le moment présent… J’ai pris confiance en ma capacité de rebondir et d’apprendre où que je sois.

De retour à Sciences Po j’ai suivi le master de Politique environnementale à la PSIA pendant deux ans, avec des étudiants et professeurs vraiment chouettes. J’ai fait mon stage de 5A avec une herboriste et ai appris à cultiver, récolter, et préparer des plantes médicinales. J’ai aussi travaillé avec une petite association qui s’est battue pour sauver des terres agricoles du béton et y créer un grand jardin potager partagé, et qui aide aussi financièrement des ménages pauvres à acheter les fruits et légumes bios des fermes des environs.

Aujourd’hui novembre 2015 je continue mes études, mes études extra-scolaires ! Avec un groupe d’habitants de la Hudson Valley dans l’Etat de New York, nous travaillons à de nombreux projets d’autosuffisance alimentaire, énergétique, etc. Nous créons des potagers dans des écoles et chez des familles qui acceptent de partager leur terrain, nous construisons des petites maisons très basse consommation avec des matériaux de récupération, nous apprenons à identifier et cuisiner les plantes comestibles sauvages qui poussent partout autour… Tout le monde est bénévole, certains à plein temps, très peu d’argent est utilisé, et le maitre mot est le don. On découvre qu’un don (un coup de main, quelques tomates du jardin, des fenêtre de récup…) en déclenche un autre, et un autre, et un autre… et nous voilà pris dans une incroyable chaine de rétroactions où les richesses se mettent à circuler naturellement vers les différentes personnes en ayant besoin à différents moments. Magique !

On n’arrête jamais d’apprendre. Qu’il est bon de prendre son temps et d’explorer une panoplie de modes de vies, de petits ou grands boulots, de cultures, de perceptions… Bon voyage à tout le monde !

Juliette

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Masters scientifiques : 

Cycle ingénieur à l’Ecole Centrale de Paris & Master de Philosophie contemporaine à l’ENS Ulm
Le double cursus SMASS est franchement la plus belle opportunité de mes trois années passées à Sciences Po! C’est parfois difficile (ce fameux DM auquel tu ne comprends rien ou ces contrôles alors que rue Saint Guillaume on est en vacances) mais le jeu en vaut la chandelle. Et le groupe d’étudiant avec lequel tu partages ton année est très cool!
Avec le bicursus en poche j’ai candidaté aux admissions universitaires en grande école d’ingénieurs et j’ai intégré Centrale Paris en 1A. Un beau retournement et un cursus passionnant de formation « ingénieur généraliste » de 4 années. Autant dire que revenir en première année, revivre un WEI et une intégration fut une expérience étrange et… très instructive. J’ai découvert de nombreux métiers qui m’étaient inconnus et dont je n’avais même jamais entendu parler, dans le high tech, l’aéronautique ou la bio en particulier. Le rattrapage en physique n’est pas vraiment facile mais complètement atteignable si on s’y met sérieusement.
Le déclic s’est produit lors de ma 3A aux US: les cours de mathématiques des américains étaient beaucoup plus appliqués que nos cours en France. En quelques semaines par exemple nous avions réalisé un petit algorithme pour compresser des fichiers… J’ai tellement apprécié cette expérience ingénieur que j’ai voulu continuer.
Le bicursus m’a également mené sur une voie radicalement différente mais tout aussi intéressante: un master de philosophie contemporaine. Les cours y sont passionnants et très variés: j’y découvre deux grandes sensibilités de la philo contemporaine, analytique et continentale. Dans ces deux formations, chacune dans la lignée d’une partie du bicursus SMASS, les méthodes sont parfois très différentes mais les objets d’étude (statistiques, mathématiques…) se recoupent souvent.
Eymard

Bienvenue sur le site de l'association du double cursus Sciences Po – MIASHS. Renseignez-vous et contactez-nous si besoin !

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