Les deux premières années au sein du double cursus se déroulent à Paris, la troisième s’effectue obligatoirement à l’étranger, au sein de l’une des quelques 150 universités partenaires ouvertes aux SMASS.

Etre en SMASS à Paris : les première et deuxième années  

Qui dit double diplôme dit double charge de travail, et ce n’est pas un mythe ! En effet, les deux institutions se répartissent des demi-journées d’enseignement, c’est-à-dire qu’il est très courant d’assister dans la même journée à un cours de mathématiques et de sciences sociales (histoire, économie, droit…) dans la même journée, et ce dans deux établissements différents. Il faut donc rajouter à la trentaine d’heures de cours par semaine les trajets en métro entre l’école et l’université, situées respectivement rue Saint-Guillaume, dans le 7ème arrondissement et rue de Tolbiac dans le 13ème arrondissement.
En termes de charge de travail personnel, celle-ci reste moins conséquente que celle d’une classe préparatoire mais reste tout de même conséquente. Elle varie bien évidemment d’un étudiant à l’autre mais réussir au sein de ce double diplôme demande un réel investissement, et une capacité d’adaptation afin de jongler avec les attentes diverses des matières et des établissements. Il y a donc deux fois plus de cours mais aussi deux fois plus de travail personnel, deux fois plus d’examens et de partiels.
En termes de vacances, chaque année, c’est la roulette russe. Chaque institution a sa semaine de vacances et celles-ci ne coïncident pas toujours, auquel cas les vacances se résument à n’avoir cours que dans une des deux institutions deux semaines de suite.

Beaucoup de travail, et quelques sacrifices, certes, mais le jeu en vaut la chandelle !

Etre en SMASS à l’étranger : la troisième année

La troisième année, vulgairement appelée 3A, s’effectue obligatoirement à l’étranger. Pendant le premier semestre de 2ème année, chaque étudiant fait une liste de vœux composée de 6 universités, est affecté à l’une d’entre elles par Sciences Po, et reçoit son affectation au début du 2ème semestre.
Au cours de la troisième année, la charge de travail est nettement moins conséquente, le nombre d’heures de cours suivis ne dépassant généralement pas 20h. Pour valider le double diplôme, l’étudiant doit choisir des cours qui permettent de valider le bachelor de Sciences Po, mais aussi au minimum 50% de cours de mathématiques ou d’informatique afin de valider sa licence. La troisième année permet également de prendre du recul afin d’aider les indécis à faire leur choix concernant la poursuite de leurs études : choisir Sciences Po ou les maths ou au contraire continuer de cumuler les deux enseignements. Plus de précisions dans la rubrique “Débouchés”.
De nombreux étudiants profitent d’ailleurs de cette troisième année pour effectuer des stages, ou travailler un peu afin d’affiner leurs choix ou développer de nouvelles compétences.